Attaque fasciste contre la librairie La Page de Noire de Québec, notre solidarité est au rendez-vous

Aidons les camarades de La Page Noire à faire face à la peste brune.

Librairie L'Insoumise

La nuit dernière, soit le 9 décembre 2018, la Librairie Sociale La Page Noire (ville de Québec) a été une fois de plus la cible d’une attaque fasciste. Vous trouverez ici l’appel à la solidarité lancé par le collectif de cette librairie. La librairie anarchiste L’Insoumise vous invite à vous abonner à leur page Facebook afin de rester informé-e et à contribuer à leur campagne de financement.

Agissons contre l’extrême-droite, soyons solidaires avec La Page Noire!

https://www.gofundme.com/reparations-de-la-page-noire

** English will follow **

Attaque fasciste contre la Page Noire

Il y a bientôt deux ans (2016), des suprémacistes blancs étaient venus dans la nuit faire des graffitis appelant à la guerre raciale sur la Page Noire, et ainsi nous signifier qu’ils étaient toujours présents en ville. Cela a effectivement concordé avec une augmentation drastique de l’agitation fasciste et de la visibilité de groupes d’extrême-droite à Québec en fin 2015 et 2016…

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Compte-rendu des débats du Congrès constitutif de la CNT (France – décembre 1946)

Tiré d’une publication Facebook de la CNT-Région parisienne

La fondation de la Confédération nationale du travail en décembre 1946 est un événement syndical peu étudié. Nous publions ici le texte intégral du compte rendu du congrès constitutif de la CNT tel qu’il parut dans le journal L’Action syndicaliste, qui devait devenir bientôt Le Combat syndicaliste, comme décidé au congrès.

 

Il y aurait beaucoup à dire sur cet évènement sur lequel nous souhaitons publier d’autres documents. Pour l’heure, nous nous contenterons de signaler que la création de la CNT fut la première réaction syndicale face à l’emprise communiste sur la CGT dans l’immédiat après-guerre. Il faudrait une étude sérieuse pour se prononcer sur les causes du déclin de la CNT dans les années qui suivirent, mais la fondation de la CGT-Force-Ouvrière en 1947, en fournissant une autre alternative syndicale à la CGT, fut certainement un facteur important.

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Entretien avec Garcia Oliver à Paris 1977

Mots-clés

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Un entretien avec Juan García Oliver 120 min – espagnol sous-titré en français

■ « La rencontre avec Juan García Oliver eut lieu à Paris, en juin de l’année 1977. De passage dans la capitale pour superviser les épreuves de ses mémoires, il me fut présenté par son éditeur, José Martínez. Le premier contact eut pour cadre un restaurant de la rue de Bièvre. Là, García Oliver m’apparut comme une sorte de fantôme nimbé d’histoire. C’est que l’homme, d’abord assez froid, semblait tout droit sorti d’un arrêt sur image. Comme si, au quarantième anniversaire d’une révolution presque oubliée, un de ses principaux protagonistes avait résisté au passage du temps et à ses effets sournoisement correctifs. Étrangement, le García Oliver de ce printemps 1977 était, physique mis à part, le même que celui qui, dans les années 1930, avait fait trembler, avec un semblable aplomb, la société espagnole et – pourquoi le taire ? – quelques anarchistes et syndicalistes de renom, que son « catastrophisme » inquiétait. Pour qui a travaillé sur le témoignage, une telle rencontre est rare, non tant parce qu’elle met en présence d’un authentique personnage – ce qui est somme toute banal quand il s’agit de la révolution espagnole –, mais parce que le bonhomme que vous avez en face de vous n’a pas changé d’un poil, qu’il argumente comme si l’événement durait encore, qu’il est toujours ce qu’il était, et non ce qu’il est devenu. Cette invariance – qui, à l’évidence, peut apparaître comme un défaut dans la vie courante – représente, dans le travail de mémoire, une appréciable qualité parce qu’elle restitue la vérité d’époque, dimension psychologique comprise, à un récit qui, sans elle, n’est souvent qu’une version corrigée et embellie d’un temps définitivement révolu. García Oliver, probablement encouragé en sous-main par son éditeur et ami, accepta sans réticence de se prêter au jeu – difficile et risqué – de l’entretien. Celui-ci eut lieu le 29 juin 1977 dans un appartement du douzième arrondissement de Paris. Pour l’occasion, García Oliver apparut batailleur, précis, sûr de lui, tranchant et quelque peu dominateur. Comme à la grande époque, disais-je. À l’évidence, le lecteur pourra être irrité par certaines affirmations péremptoires de l’interviewé, mais, tous comptes faits, il appréciera sûrement la valeur de cette personnelle part de vérité, d’autant qu’à ce jour, cette transcription – inédite en français – constitue l’unique témoignage de García Oliver dans notre langue.– Freddy Gomez »

Pour en savoir plus : À contretemps, n° 17, juillet 2004

 

[Entrevue] CNT-F, CNT-AIT : les convictions libertaires à l’épreuve du terrain

Entrevues datant de 2005 tirées du site http://www.vivelasociale.org du Journal/Émission de radio La Question Sociale. Le tout est très enrichissant par les réflexions issues des expériences des personnes interviewées.

Fernando, Bernard (CNT-F), Jipé et Nadine (CNT-AIT)

Trois interviews de quatre militants libertaires racontant trois expériences syndicales différentes : la première peint une fresque historique de la CNT-F de 1985 à 2000, la deuxième évoque vingt ans de présence ultraminoritaire à EDF, la troisième raconte le rôle significatif joué par la CNT-AIT de Pau dans trois grands moments de lutte sociale. Se dessinent ainsi trois façons d’articuler la  » propagande  » libertaire aux nécessités de la lutte.

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[Radio] Pour un anarchisme (pro)féministe – avec Francis-Dupuis Déri

L’émission de radio Sortir du capitalisme parle pendant environ 2heures avec Francis Dupuis-Déri du sexisme ainsi que des discours pro-féministes dans les milieux anarchistes. Visitez le site web de Sortir du capitalisme pour découvrir ses émissions très intéressantes.


Une émission d’analyse critique des pratiques et des théories sexistes au sein des milieux anarchistes, et ce dans l’optique d’un anarchisme (pro)féministe – avec Francis Dupuis-Déri, professeur de sciences politiques à l’Université du Québec – Montréal (UQAM), proche des milieux libertaires, auteur sur ce sujet de plusieurs articles, et plus généralement de plusieurs ouvrages autour de l’anarchisme et de l’anti-féminisme.

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Scott Nappalos: Anarchist Social Organization

Robert Graham's Anarchism Weblog

Today I reproduce an article by Scott Nappalos describing the approach to social change taken by the Argentine Regional Workers’ Federation (the FORA) in the early part of the 20th century. Although the FORA was an anarchist federation, it did not follow an anarcho-syndicalist approach, as it did not see the workers’ class struggle organizations as providing the basis for a post-revolutionary society. In Volume One ofAnarchism: A Documentary History of Libertarian Ideas, I included several selections relating to this approach, including a 1925 article by Emilio López Arango and Diego Abad de Santillán on anarchism in the labour movement, where they argued that the trade union is « an economic by-product of capitalist organization… Clinging to its structures after the revolution would be tantamount to clinging to the cause that spawned it: capitalism. » I have also posted on this blog another article by López Arango on anarchism and…

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Vidéo

The enthusiasm (2018) – Documentaire sur la reconstruction de la CNT dans l’Espagne post-Franco

Après quarante années de dictature en Espagne, la reconstruction de l’historique syndicat anarchiste CNT durant la Transition fut au-delà des attentes. Cependant sa croissance spectaculaires n’a pas passé inaperçu pendant un moment particulièrement délicat pour l’histoire du pays. « The enthusiasm » est aussi l’histoire d’un échec.
http://www.elentusiasmo.com/
https://www.facebook.com/elentusiasmodoc/

Texte audio | « FAQ anarcho-syndicaliste » par la CNT-AIT Toulouse

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«Rappeler “nos évidences”, les grandes lignes de ce que nous pensons, ne suffit pas, et il faut aller plus dans le détail. Voici l’état de notre réflexion sur quelques unes des grandes questions qui agitent le milieu libertaire en ce moment»

FAQ anarcho-syndicaliste

par la CNT-AIT Toulouse

Environ 25 minutes



Cliquez sur l’image pour écouter le texte audio au complet sur le site Archive.org

Il est aussi possible d’écouter le texte par section en cliquant sur les liens qui suivent:

1 Voter, est-ce agir?

2 La violence des masses est-elle contre-révolutionaire ?

3 Le syndicalisme doit-il être non-idéologique ?

4 Les syndicats sont-ils un mal nécessaire ?

5 L’unité, avec qui ?

6 Comment de telles structures doivent-elles fonctionner ?

7 Qui a besoin de la représentativité ?

8 Que représentent les revendications immédiates ?

9 Quel mode d’organisation construisons-nous ?

 

Les libertariens : rien de libertaire, tout de fasciste

Mots-clés

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Un texte de la CNT-AIT Toulouse – juin 201451it2z6cybl

Une théorie, localisée essentiellement aux États-Unis ou dans des pays anglo-saxons, avec des termes tels que « libertarien » (venant de libertaire) ou « anarcho » associés au terme « capitaliste », se diffuse à travers Internet. Une telle expropriation des termes anarchistes / libertaires par des hiérarchistes peut surprendre, au vu des incompatibilités évidentes entre ces termes, mais du fait de la récurrence de ces expressions sur le net un article succinct résumant ces « théories » semble nécessaire, pour clarifier ce qu’est cette manipulation.

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Abstentionist posters and anarcho-syndicalist perspectives on elections

Posters to share to promote the anarcho-syndicalist abstentionist point of view!

CEDAS-ASCED

[Version francophone]

The electoral circus has begun in Quebec.

As anarcho-syndicalists, we believe necessary to promote a systematic abstaining stance. This is why we share here two posters as an answer to statist propaganda and electoralist brainwashing.

The fact that we don’t vote is the logical result of our revolutionary project.

It’s delusional to think that our emancipation will come from parliament. We’ll only be able to realize anarchist communism (only economical and political system that insures our individual and collective emancipation) by organising our struggles in a horizontal, egalitarian fashion… and far away from political parties.

For us, « leftist » parties place social movement’s and well intentioned activists’ energy in an electoralist dead end that offers only disappointment, treason, instrumentalisation, manipulation, lies, illusions, etc. While the electoral machine of the « leftist » parties are being built, minds and thoughts of social movement activist are pushed toward statist alienation and…

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