De l’utilité d’une CNT (France)

Tiré du journal Le Libertaire de janvier 2020.

Si de nombreux griefs peuvent être adressés à la CNT, peut-on cependant rejeter toute idée de construction d’une organisation anarcho-syndicaliste aujourd’hui, en France? Est-ce, comme on a pu le lire trop souvent, une CGT-SR bis, c’est-à-dire une CGT Sans Rien ? Est-ce que le combat syndicaliste est maintenant dépassé par le mouvement des gilets jaunes ou le combat écologiste doit-il primer sur un syndicalisme qui a déçu nombre de militants et semble dans l’incapacité de faire bouger les lignes? Lire la suite

Film en ligne | « Sur la Brèche. Des anarchistes contre Franco » De Mateos Gonzalo 2018 – 70 minutes

Mots-clés

, , ,

Sur la Brèche. Des anarchistes contre Franco » De Mateos Gonzalo 2018 – 70 minutes Espagnol sous-titré en Français Un documentaire biographique sur la vie du militant anarchiste Octavio Alberola. Octavio Alberola Suriñac est né le 4 mars 1928 à Alaior (Minorque, îles Baléares). Fils des enseignants rationalistes et militants libertaires, José Alberola Navarro, membre du Conseil d’Aragon pendant la période révolutionnaire de 1936-1937, et de Carmen Suriñac enseignante à Olot (La Garrotxa). En 1939, il part en exil au Mexique avec sa famille où il suit des études d’ingénierie civile à Mexico. Il milite principalement au sein des Jeunesses Libertaires et participe au « Mouvement Espagnol 59 ». Il prépare des actions de guérilla avec Juan Garcia Oliver. En 1962, il s’installe clandestinement en France et participe à la création de Défense Intérieure avec Garcia Oliver, Cipriano Mera et d’autres militants entre 1962 et 1965. A partir de 1965, son nom est souvent mêlé à de nombreuses actions destinées à frapper le régime fasciste espagnol. Après la fin du franquisme, Octavio continue à militer dans le mouvement anarchiste à Perpignan en participant à des débats et en publiant des ouvrages sur l’idéal libertaire.

SOLFED-AIT : UN PEU D’OPTIMISME DANS UN MOMENT SOMBRE

Déclaration de SOLFED, section en Grande Bretagne de l’AIT, suite aux résultats des élections législatives Britanniques en lien avec le Brexit

Traduction de la CNT-AIT France

Un peu d’optimisme dans un moment sombre…

Il ne s’agit pas de clamer « on vous l’avait bien dit! ». Nous avons des amis proches et des camarades solides qui ont mis leur foi et leur énergie dans Corbyn et dans le Parti Travailliste. Nous n’avons que de la sympathie [au sens propre : souffrir avec …] et des condoléances pour eux. La perte d’espoir doit ressembler à un deuil. Nous sommes désolés, collectivement, pour l’angoisse que des millions de personnes ressentent aujourd’hui.
Lire la suite

Vidéo

Film | « Rudolf Rocker: anarchiste et relieur » le 15 nov. au DIRA

Venez à cette super soirée pour en apprendre plus sur la vie et l’oeuvre de Rudolf Rocker, figure marquante de l’anarcho-syndicalisme!

CEDAS-ASCED

affiche rudolf rocker_banner_DIRAConfirmez votre participation sur l’événement Facebook en cliquant ici!

Rare en version française, ce film retrace la vie d’une figure majeure de l’anarchisme: Rudolf Rocker.

Ce film de 45 minutes sera suivi d’une présentation/discussion autour de ses œuvres majeures et de ses idées marquantes principales. Des brochures et des livres seront disponibles sur place (gratuit ou en vente).

Cette projection/discussion s’adresse autant aux néophytes qu’aux personnes plus politisées qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur ce personnage et ses idées.

Cet événement a lieu en même temps que la soirée du 15e anniversaire de la librairie anarchiste L’Insoumise!

Cette projection/discussion est organisée par les membres du Collectif d’éducation et de diffusion anarcho-syndicaliste – Anarcho-Syndicalist Collective for Education and Diffusion en collaboration avec le comité événement de L’Insoumise.

Où: Bibliothèque anarchiste DIRA
2035 boulevard Saint-Laurent, H2X 2T3

Quand: Vendredi 15 Novembre à 19h

Gratuit

Voir l’article original

Documentaire | Travail, salaire, profit (bande annonce)

Tiré du site des Mutins de Pangée

Gérard Mordillat et Bertrand Rothé interrogent 21 chercheurs d’Europe, des États-Unis, de Chine et d’Afrique sur les concepts fondamentaux de l’économie : le travail, l’emploi, le salaire, le capital, le profit et le marché.

Disponible en DVD et prochainement en VOD.

Episode 1 : Travail

Certains mots sont d’un usage si courant qu’on finit par les utiliser sans en interroger le sens. Travail… par exemple. Depuis la nuit des temps l’homme travaille, or du Paléolithique à nos jours cette activité n’a cessé d’évoluer. Qu’est-ce que le travail aujourd’hui ? Le travail est-il devenu une marchandise ? Et qu’achète-t-on sur le marché du travail ? Pourquoi et comment
est apparu le Code du travail ?

Episode 2 : Emploi

Le travail et l’emploi apparaissent comme deux termes interchangeables. De façon ordinaire, aujourd’hui, c’est l’emploi qui est le plus souvent utilisé pour désigner le travail… Travail et emploi seraient-ils de faux jumeaux ?
D’un côté il y a les incroyables transformations du management contemporain, et de l’autre, l’invention de l’auto-entreprenariat comme forme moderne de l’emploi.

Episode 3 : Salaire

« Le salaire est la somme d’argent que le capitaliste paye pour un temps de travail déterminé ou pour la fourniture d’un travail déterminé ». Cette citation de Marx est-elle encore valide aujourd’hui ? Il y a le salaire de subsistance, le salaire différé et depuis peu sont apparues les idées d’un revenu universel
ou d’un salaire à vie. Serait-ce la fin du salariat ?

Episode 4 : Marché

Aujourd’hui, le marché occupe une place hégémonique dans les sciences économiques. D’Adam Smith et sa « main invisible » aux libéraux contemporains, tous y voient le principe central de l’économie. Forts d’un discours théologico-économique, ils en font un dieu incontestable. Pour les libéraux, le marché a toujours raison. Mais de la guerre commerciale à la guerre entre nations, il n’y a qu’un pas…

Episode 5 : Capital

Comme tous les concepts économiques, le capital a une histoire. Une histoire singulière que l’on peut raconter de bien des manières. D’autant plus que la signification de ce terme s’est transformée au rythme du changement des modes de production… Plutôt que de faire une théorie du capital, la
situation contemporaine de l’économie ne nous invite-t-elle
pas à faire une théorie de l’actionnariat ?

Episode 6 : Profit

D’où vient l’argent ? Au cours de l’histoire les thèses se sont succédées sans parvenir à répondre à la question. Le profit est un concept fuyant. Pour Marx il était le produit d’un vol, le capitaliste volait au travailleur une part de son travail ; pour Milton Friedman, Prix Nobel d’économie, accroître les profits
était l’unique responsabilité des entreprises. Entre l’enjeu financier et l’enjeu social, la querelle demeure.

Lutte anarcho-syndicaliste : CNT-AIT Albacete contre BURGER KING

Tiré du blog CNT-AIT Paris 

Un exemple de lutte anarchosyndicaliste : CNT-AIT Albacete contre BURGER KING

Le Syndicat Interco de la CNT-AIT de Albacete, ont informé l’ensemble du personnel de Burger King d’Albacete du conflit syndical qu’ils ont initié contre la direction de l’entreprise, pour leur violation systématique des droits des travailleurs et des syndicats.

Le syndicat de la CNT-AIT est composé de travailleurs de Burger King et d’autres travailleurs solidaires. Il ne se présente pas aux élections syndicales, ne participe pas au comité d’entreprise et n’a pas de permanent. Il est organisé sous la forme d’une assemblée des travailleurs qui décident par eux-mêmes de leurs revendications et de leur stratégie, sans influence politique ni religieuse extérieure.

 

BUGER-KING_CNT-AIT Albacete

Le syndicat de la CNT-AIT a adressé un écrit à la direction des 4 franchises à Albacete (Tejares, Imaginalia, Albacenter et Autovía 31) la liste des revendications que l’entreprise doit respecter immédiatement. Le personnel de ces restaurants Burger King dont souffre de mauvaises conditions de travail :

– non respect des contrats de travail par l’entreprise,

– contrats de travail qui ne respectent pas les conditions légales,

– non-respect des fiches de postes

– non respect des conventions collectives, notamment sur les embauches et les horaires de travail,

– fraude à la sécurité sociale,

– sous effectifs, notamment pour le nettoyage, etc …

Le Comité d’entreprise (auquel la CNT-AIT ne participe pas par principe) a également dénoncé cette situation, en parallèle de notre dénonciation directe. L’entreprise a alors commencé à répondre partiellement à nos revendications, en mettant à disposition des vêtements de travail et en revenant dans le cadre de la convention collective, notamment sur le respect des contrats de travail. Mais pour aller plus loin dans la satisfaction de toutes les revendications, il est clair que cela dépendra de l’effort, de l’unité et de l’engagement de l’ensemble des salariés.

L’obligation de donner un « pack » de vêtements de travail à tous les travailleurs, qui fait partie du contrat de travail, n’a pas été remplie pendant longtemps. L’obligation pour le patron consistait à remettre à chaque salarié une casquette, une ceinture, un badge d’identité, deux polos et deux pantalons. Bien que la direction de l’entreprise ne nous ait donné qu’un seul polo et un seul pantalon, elle dit accorder beaucoup d’importance à l’hygiène du personnel. Nous sommes obligés de travailler avec un seul uniforme de travail mais ce n’est qu’un des problèmes les plus visibles pour l’ensemble des travailleurs. Les mensonges de la direction vont jusqu’à la signature de contrats de travail illégaux.

Le problème le plus important est certainement que l’entreprise fait signer des contrats à Temps Partiel qui sont systématiquement illégaux tout simplement parce que c’est dans l’intérêt exclusif de l’entreprise.

Parmi les irrégularités on peut citer les embauches, le manque de personnel, le non respect de la durée légale du travail et notamment le non-respect de la pause de 12 heures entre deux journées de travail. Les horaires ne sont jamais noté, les travailleurs travaillent donc selon le bon-vouloir de la direction, sans être payés pour les heures supplémentaires. En conséquence, il y a un mal-être généralisé des salariés.

Parmi les mesures plus polémiques, l’Inspection du travail de Barcelone a déclaré anticonstitutionnelle l’obligation édictée par l’entreprise aux salariés de raser leur barbe. Notre syndicat est radicalement opposé à cette mesure dictée par l’entreprise, car elle est utilisée par la direction comme un moyen d’intimidation des travailleurs sur une base disciplinaire.

L’entreprise, qui ne cherche qu’a augmenter à tout prix son bénéfice y compris au détriment de l’hygiène, n’a aboutit qu’à la fermeture d’un restaurant au mois d’août par les Services de l’inspection d’Hygiène … Ce qui paradoxalement a du leur faire perdre des milliers et des milliers d’euros.

Face à toutes ces attaques, l’entreprise doit savoir que les travailleurs et les travailleuses de Burger King ne resteront pas les bras croisés.

Nous savons que l’entreprise est très préoccupée par l’intervention de la CNT-AIT dans ce conflit syndical. La direction a fait des recherches pour savoir qui étaient les personnes derrière le sigle CNT-AIT. (Comme la CNT-AIT ne participe pas aux élections ni au Comité d’Entreprise, qu’elle n’a aucun représentant, la direction ne peut pas identifier qui sont les « meneurs » … Pour la bonne raison que le syndicat fonctionnant en assemblée il n’y a pas de « leader » que la Direction pourrait acheter ou intimider …)

C’est pourquoi la CNT-AIT s’est adressée à l’ensemble du personnel de Burger King, pour les encourager à promouvoir une assemblée permanente de travailleuses et travailleurs. Une assemblée où chacune et chacun peuvent participer et s’impliquer dans la lutte, jusqu’à sa conclusion ultime qui sera la fin une fois pour toute de la précarité dans cette entreprise.

Travailleurs organisés, patron emmerdé

La force des travailleurs c’est la solidarité.

Burger King, le roi de la précarité.

Lire la suite

Livre |  »La CNT dans la révolution espagnole » de José Peirats Tome 2 présentation par Frank Mintz

Mots-clés

, , , , ,

La CNT dans la révolution - Tome 2

Noam Chomsky écrivait en 1968 : «  L’étude historique la plus complète de la révolution anarchiste demeure peu accessible, et pas plus que l’auteur, José Peirats – il vit actuellement dans le sud de la France – qu’aucun des réfugiés qui n’écriront jamais de mémoires, mais qui pourrait apporter un témoignage personnel d’une valeur inestimable, ne semble avoir été consulté par les principaux commentateurs de la guerre d’Espagne1.  » Lire la suite

Film | La Patagonie rebelle VOSTFR

Mots-clés

, , , , , , , , ,

Réalisation : Héctor Olivera d’après Los vengadores de la Patagonia trágica de Osvaldo Bayer

Musique : Óscar Cardozo Ocampo

Durée : 107 minutes

Date de sortie : Argentine : 13 juin 1974

Espagnol sous-titré en français

Ce film, après avoir été d’abord censuré par le président d’alors, Juan Domingo Perón, fut finalement autorisé, par décision du même Perón, à sortir sur les écrans le 12 juin de cette même année. Après la mort de Perón, le film fut à nouveau interdit, le 12 octobre, par le gouvernement d’Isabel Perón. Ce n’est qu’avec le retour de la démocratie formelle en 1984 qu’il put enfin être librement projeté. Le film remporta un Ours d’argent à la Berlinale de 1974. Buenos Aires, janvier 1923. Un inconnu (dans les faits l’anarchiste Kurt Wilckens) assassine le lieutenant-colonel Zavala (en réalité Héctor Benigno Varela). Trois ans plus tôt, en réponse à l’exploitation patronale, les anarchosyndicalistes de la Société Ouvrière de Río Gallegos, dont le secrétaire général est le galicien Antonio Soto, votent à l’unanimité la grève du personnel hôtelier de la province. C’est un succès et les camarades décident de transformer le mouvement en grève générale : les travailleurs ruraux de la province (production lainière), particulièrement, sont exploités dans les estancias pour un salaire dérisoire, d’autant plus s’ils sont Chiliens. Les grands propriétaires et la bourgeoisie locale prennent peur face à ce mouvement qui pourrait suivre l’exemple de la Révolution russe, d’autant que la majorité des leaders sont européens. Ils refusent les revendications des travailleurs, le gouverneur local souhaite une réponse féroce et la police, sous les ordres du commissaire zélé Micheri, procède à des arrestations arbitraires, ce qui ne fait qu’intensifier la rébellion. Le gouvernement progressiste d’Hipólito Yrigoyen aimerait une solution pacifiste, et envoie depuis Buenos Aires le lieutenant-colonel Zavala afin de négocier avec patrons et travailleurs.

Brochure | Les anarchistes de Chicago – aux origines du premier mai

Mots-clés

, , , , , ,

La Convergence des Luttes Anti-Capitalistes (CLAC) vient de refaire une brochure de la Confédération Nationale du Travail (CNT-f) française sur les origines du premier mai. Le PDF est disponible sur leur site web. Bonne Lecture!

Il est aussi possible de lire l’édition originale de la CNT-f en ligne en cliquant ici.

À noter qu’il est aussi possible de lire une brochure sur l’histoire du premier mai à Montréal ici.

Et une vidéo ici sur le même sujet tiré d’un documentaire sur l’historien Howard Zinn.

Bon premier mai!

 

 

 

VIDEO | Les patrons ont toujours tort ! / Bosses are always wrong!

Pour voir la vidéo, visitez le site de la Convergence des Luttes Anti-Capitalistes:
screenshot20from202018-11-112012-51-29

  • Les patrons ont toujours tort !
    • Moyen-métrage de la CLAC
    • (30 minutes, français avec sous-titre anglais)

Huit heures de sommeil, huit heures de travail et huit heures de loisir. Pendant plus de quarante ans, nous passerons probablement plus de quarante heures par semaine à effectuer une succession de tâches bien souvent insignifiantes.

Les luttes ouvrières, malgré leurs acquis, ont-elles véritablement affecté l’hydre capitaliste ? Peut-on à la fois améliorer nos conditions de travail, réduire la vitesse d’enrichissement des patrons à nos dépens et tendre vers une société plus égalitaire ?

Dans les dernières décennies, plusieurs courants de pensée libertaires et mouvements sociaux ont développé, en théorie et en pratique, une critique radicale du travail, où le problème fondamental est la centralité du travail dans l’activité humaine, au détriment des autres sphères de l’existence.

Les patrons ont toujours tort ! aborde la transformation graduelle des centrales syndicales en organisations corporatistes, leur acceptation de la logique du marché et de la création d’emplois à tout prix, avec toutes les contradictions que cela implique. Le film se penche également sur différents enjeux trop souvent ignorés par les mouvements ouvriers (environnement, patriarcat, situation des travailleuses et travailleurs migrants, etc.), et met en lumière l’apport des luttes et des analyses féministes et anti-autoritaires en vue d’une réelle émancipation pour tous et toutes. Finalement, quel est le chemin qui nous reste à parcourir et comment éviter les obstacles que nous rencontrons sur notre route ?

Parce que construire le monde à venir commence par remettre en question les bases de celui d’aujourd’hui.


  • Bosses Are Always Wrong!
  • Documentary short from CLAC
  • (30 minutes, french with english subtitles)

Eight hours of sleep, eight hours of work and eight hours of leisure. For over forty years, we will most likely spend more than forty hours a week carrying out a series of trivial tasks that require no specific training in order to increase our « efficiency » at work.

Did workers’ struggles, in spite of their achievements, have actually slowed down capitalist growth. Can we both improve our working conditions, reduce the speed of employer wealth accumulation at our expense and strive towards a more egalitarian society?

In the last decades, many libertarian ways of thinking and many social movements have developed — in theory and in practice — a radical criticism of labor, in which the fundamental problem is the centrality of « productive » and wage labor in human activity, at the expense of the other spheres of life.

Bosses Are Always Wrong! examines the gradual transformation of trade unions into corporatist organizations, with their approval of the market logic and job creation at all cost, with all the contradictions that this implies. The documentary also looks into a variety of issues that are too often ignored by labour movements (the environment, patriarchy, migrant worker conditions, etc.) and brings to light the contributions by anti-authoritarian and feminist struggles and analyses that lead toward a genuine emancipation for all. Finally, what is the route along which to move forward and how to avoid the obstacles we will encounter along the way?

Because building the world to come starts with chalenging the foundations of the world as we know it today.