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Réalisation : Héctor Olivera d’après Los vengadores de la Patagonia trágica de Osvaldo Bayer

Musique : Óscar Cardozo Ocampo

Durée : 107 minutes

Date de sortie : Argentine : 13 juin 1974

Espagnol sous-titré en français

Ce film, après avoir été d’abord censuré par le président d’alors, Juan Domingo Perón, fut finalement autorisé, par décision du même Perón, à sortir sur les écrans le 12 juin de cette même année. Après la mort de Perón, le film fut à nouveau interdit, le 12 octobre, par le gouvernement d’Isabel Perón. Ce n’est qu’avec le retour de la démocratie formelle en 1984 qu’il put enfin être librement projeté. Le film remporta un Ours d’argent à la Berlinale de 1974. Buenos Aires, janvier 1923. Un inconnu (dans les faits l’anarchiste Kurt Wilckens) assassine le lieutenant-colonel Zavala (en réalité Héctor Benigno Varela). Trois ans plus tôt, en réponse à l’exploitation patronale, les anarchosyndicalistes de la Société Ouvrière de Río Gallegos, dont le secrétaire général est le galicien Antonio Soto, votent à l’unanimité la grève du personnel hôtelier de la province. C’est un succès et les camarades décident de transformer le mouvement en grève générale : les travailleurs ruraux de la province (production lainière), particulièrement, sont exploités dans les estancias pour un salaire dérisoire, d’autant plus s’ils sont Chiliens. Les grands propriétaires et la bourgeoisie locale prennent peur face à ce mouvement qui pourrait suivre l’exemple de la Révolution russe, d’autant que la majorité des leaders sont européens. Ils refusent les revendications des travailleurs, le gouverneur local souhaite une réponse féroce et la police, sous les ordres du commissaire zélé Micheri, procède à des arrestations arbitraires, ce qui ne fait qu’intensifier la rébellion. Le gouvernement progressiste d’Hipólito Yrigoyen aimerait une solution pacifiste, et envoie depuis Buenos Aires le lieutenant-colonel Zavala afin de négocier avec patrons et travailleurs.

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