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Qu’est-ce que le fascisme ? Le contexte social et politique en France et ailleurs exige que la question soit posée, non pour justifier une quelconque ligne politique ou une philosophie, mais pour mieux comprendre les événements actuels et leurs fondements.
Voici un extrait d’une conférence de Larry Portis sur la définition de ce qu’est le fascisme. Larry Portis est l’auteur du livre « Qu’est-ce que le fascisme » aux Éditions Alternative Libertaire, « L’histoire du fascisme aux États-Unis » aux Édition CNT-RP, « IWW: Le syndicalisme révolutionnaire aux États-Unis » aux Éditions Spartacus, « Les classes sociales en France » aux éditions Ouvrières, etc…

Certains mots sont controversés, c’est le cas de « fascisme » et d’« impérialisme » car leur définition implique des enjeux importants dans la perception de la nature de la société. En effet, les idéologues du pouvoir s’attachent à protéger les institutions en vidant les mots et les concepts de leur contenu critique. De ce fait, un phénomène historique comme le fascisme tend à générer plus de confusion que de compréhension à propos d’un système si l’on en croit les médias, les politiques et l’enseignement officiel.

Cette confusion amène, à tort, à qualifier de « fasciste » toute manifestation de force autoritaire ou de brutalité. Il est en effet normal de considérer la violence policière, ou d’État, ou patronale, ou raciste soit comme la facette d’une stratégie de répression soit comme l’expression de l’abêtissement des esprits nourris par la dialectique soumission/domination de tout système hiérarchique.

Cette réaction émotionnelle sert évidemment le système de domination dissimulé par les institutions de représentation « démocratique », car elle détourne l’attention des comportements et de la mentalité des exécutants aux dépens d’une analyse des modalités de contrôle en cours dans les sociétés capitalistes dites « démocratiques ». Le mot et l’idée de « fascisme » dérangent parce qu’ils impliquent la possibilité d’une transformation des systèmes de gouvernance appelés « démocraties politiques » en tyrannies, par leurs contradictions et leurs faiblesses. L’idée que la « démocratie » serait susceptible de dévoiement en « tyrannie » paraît s’apparenter à une vision paranoïaque. Voter aux élections et aux référendums semble battre en brèche l’idée que la démocratie n’existe pas.

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