Musique | « A Las Barricadas » par Lucia Recio & La Marmite Infernale

À noter que ce clip Youtube est une compilation de chansons anarchistes révolutionnaires qui vaut la peine d’être écoutée au complet!

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Brochure en ligne | « L’anarcho-syndicalisme au Brésil » par Jeunes Libertaires de Toulouse et de Bordeaux – 1988

Une brochure de plus sur le site du CEDAS. Cette fois c’est une brochure qui a été réalisée lors de l’adhésion de la COB (Brésil) à l’AIT en 1988. C’est vraiment intéressant de voir leur points de vue sur l’AIT et sur le syndicalisme au Brésil.

CEDAS-ASCED

Téléchargez la brochure en cliquant sur l’image

On récidive avec une autre brochure sur l’anarcho-syndicalisme, cette fois grâce au Centre international de recherches sur l’anarchisme de Marseille (CIRA). Merci à eux de nous permettre de rendre cette courte brochure de 18 pages accessible.

Dans cette publication on trouvera deux textes: le premier est un aperçu historique des paysage syndicale brésilien d’un point de vue anarcho-syndicaliste (« Anarcho-syndicalisme contre national syndicalisme ») et le deuxième est une entrevue avec un militant de la Confederação Operária Brasileira (« En direct avec la délégation de la C.O.B au 18e congrès de l’AIT »). Comme la brochure date de 1988, le point de vue est celui de militants d’une C.O.B. recréée et qui vient de se fédérer à l’AIT.

Extrait:

« Peu de gens le savent et d’autres dont semblant de l’oublier, la structure syndicale brésilienne est directement héritée du fascisme. Les réformistes (catholiques, communistes, socialistes…) cherchent à…

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Une bataille légale s’annonce en Espagne au sujet du nom « CNT-AIT »

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Voici la traduction d’un communiqué du secrétariat international de l’AIT au sujet de ce qui semble s’annoncer comme le début d’une bataille légale entre deux organisations au sujet de l’utilisation du nom « CNT-AIT ».

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Déclaration sur les attaques contre la CNT-AIT

L’AIT condamne fermement la dernière série d’attaques contre notre section espagnole, la CNT-AIT. Cette fois, les attaques ne viennent pas des patrons ou de l’Etat, mais des dirigeants de l’ancienne section qui ont commencé un harcèlement juridique contre la confédération dans un acte d’agression illégitime contre l’AIT et sa section espagnole.

Après le XXVe Congrès de l’AIT, quelques factions de peu d’anciennes sections ont commencé une campagne contre l’Internationale qui s’est terminée par leur défédération.

L’ancienne section, CNT, a décidé lors de son XI Congrès de continuer à ne pas payer ses cotisations à l’AIT, enfreignant ainsi les statuts de l’AIT et entamant le processus de fondation d’une autre internationale, au lieu de continuer dans l’AIT. Le XXVI Congrès de l’AIT a décidé que la CNT qui acceptait ce processus n’était plus notre section mais que les camarades d’Espagne qui voudraient continuer à participer à l’AIT pouvaient le faire. Ces camarades étaient d’anciens camarades de la CNT-AIT qui ont décidé de reconstruire la section espagnole traditionnelle et l’ont fait à travers une série de congrès tenus en 2016 et 2017. L’AIT a alors lancé l’appel pour un Congrès extraordinaire qui s’est tenu en 2017 pour traiter de cette question. Le Congrès a décidé que le CNT-AIT est notre section espagnole et est la continuation de notre section puisque ces camarades n’ont jamais décidé de partir.

Ainsi, l’AIT, qui est une fédération d’organisations à travers le monde, continue en Espagne, à travers la Fédération restructurée aux Congrès de Benissa et Villalonga, qui a actuellement son Secrétariat dans la ville de Grenade. La Confédération qui s’est séparée de l’AIT a actuellement son siège à Bilbao. Considérant qu’elle a transgressé les statuts de l’AIT, qu’elle s’est retirée de ses processus statutaires, qu’elle a annoncé son intention de former un autre international et elle a été formellement défédérée en 2016 lors du XXVI Congrès de l’AIT, elle n’y est donc plus fédérée et ne peut prétendre être la CNT-AIT. L’acronyme AIT, logiquement, dénote l’appartenance à l’AIT et cette confédération a perdu son adhésion. L’AIT ne reconnaît que l’utilisation de l’acronyme AIT pour ses sections et en Espagne, la CNT-AIT est notre section membre.

L’ancienne section, soit la Confédération qui a son siège à Bilbao, a entamé des poursuites judiciaires contre ses anciens camarades, bien qu’ils n’aient absolument rien à dire sur qui peut utiliser cet acronyme: la décision sur qui fait partie de l’AIT appartient aux sections membres, qui décident collectivement des questions liées à l’affiliation, conformément à ses statuts. Nous condamnons fermement l’utilisation de tels moyens
par les anciens camarades qui savent que l’AIT a refusé d’utiliser de telles méthodes à diverses occasions. En outre, nous soulignons le fait que divers organisations appelées CNT existent en Espagne depuis plus de deux décennies, mais sans jamais avoir utilisé le harcèlement légal les uns contre les autres.

Un tel virage entraînera un long conflit avec l’AIT, solidaire de ses membres. Il montre également la possibilité de nouveaux conflits entre diverses organisations à travers le monde. Les architectes du nouveau projet international ont fait des déclarations à de potentiels futurs affiliés à savoir qu’ils ne sont pas intéressés à se battre contre l’AIT et feraient quelque chose de nouveau, mais les actions de l’ancienne section espagnole et compagnie démontrent une version différente des choses.

La CNT renovée de Bilbao n’a pas droit au nom CNT-AIT. Point à la ligne. Ceux qui ont droit à ce nom sont ceux qui n’ont pas quitté l’AIT, ceux qui sont restés fidèles aux objectifs et aux tactiques de l’Internationale, qui ne se sont pas égarés
de ses traditions organisationnelles ou cherchés à renverser ses statuts et procédures statutaires. Et ces camarades auront le plein soutien de l’AIT dans la défense de ses intérêts et de son héritage.

Une attaque contre un est une attaque contre nous tous!
Mort à l’Etat et à ses alliés!
Ne touchez pas à la CNT-AIT anarchosyndicaliste!

 

Anarcho-syndicalist Conference – Regrouping Process Begins | STRIKE Journal November-December 1981

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Strike journal anarcho-syndicalist conference

Anarcho-syndicalist Conference

Regrouping Process Begins

By Mike Harris

As many people know, mid-July in New York City is not the most comfortable place to be. Despite the uncomfortable heat and humidity a small, informal gathering of anar­cho-syndicalists met to discuss a broad range of issues. These discussions were initiated by the Liber­tarian Workers’ Group (LWG) and supported by a number of ex-ACF affiliates. The purpose of this meeting was not to create a formal organization. Rather the meeting was held to discuss issues, renew old ties and to see if there was enough agreement on basic issues to continue our discussions at a future date. Overall there seemed to be such a consensus.

Although the meeting was not a formal one — formal in the sense that all decisions were binding and a commitment to an organizational form — a fairly comprehensive agenda was submitted by the LWG. Presentation and agreement on the agenda was then followed by an in­troductory position paper of the LWG. This not only outlined the LWG’s positions on various questions and areas of struggle, but also presented an historical analysis of the LWG and its practice, as well as that of the anarchist movement. It should be duly noted that this position paper was not only the pro­duct of the LWG but also based on discussions with other comrades outside the group.

The LWG position paper helped to lay the issues, on the table. It helped to facilitate discussions and was referred to quite often as a starting point for discussion. The overall tone of the position paper was generally critical of the anarchist movement for its lack of a class struggle perspective and analysis; specifically one based on a mod­ern theory and practice. The docu­ment was also critical of the anar­chist movement’s overall isolation from both the struggles of our class in North America and internationally. Criticism was leveled at the anarchist movement’s lack of prioritizing its workplace and politi­cal activities locally and continentally.

Breaking with old anarchist trad­itions of accepted forms of organi­zation the position paper suggested « class struggle anarchists » should question the federative form of or­ganization. It further noted that in light of both the historical exper­ience of the anarchist movement and the working class movement the committee form of organization might be the new organizational form that is needed. Naturally there was disagreement on this score and this is one of the questions that our movement should not only be dis­cussing, but should also be testing in practice.

It would be an injustice to both the position paper, the participants and the discussions that followed to dwell on all points that the position paper hit on. Comprehensive as it was, the discussions that followed, in nearly all cases, hit upon the points raised in the paper. On that score we should now turn to some of the discussions.

Maturing Process

Since these discussions were in­formal we began with a round robin discussion of local activities. We heard reports from Canada (which seemed to be quite busy with Polish workers solidarity, industrial and feminist activities), Milwaukee and West Virginia (where they are busi­est in anti-nuke activities and some anarchist propaganda), as well as additional bits of info from NYC. Although the levels of activity var­ied due to size and local conditions, one was able to sense that group ac­tivities were being both prioritized and taking on a clear working class character. In some cases there was a feeling of self-confidence that, pragmatically speaking, our activi­ties will be much more successful than in the past. In other words there is a clear recognition of the political maturity of our practice.

As anarcho-syndicalists one would naturally think the bulk of our activities would be workplace centered. While this is overall an on target assumption, the discussions also centered around the partici­pants’ « mass work ». Such work has had mixed results concerning our presentation of libertarian-ideas into mass struggles, such as anti-nuke, anti-draft and to a lesser ex­tent the issue of revolution in Latin America. Limitations of our mass work also became apparent in sev­eral comrades’ recognition that people respect them as individuals but not necessarily as libertarians.

There was also the recognition that there are severe limitations to mass work as libertarians. Such lim­itations include fears of dissolution of our politics and the inherent re­formism of left groups who domi­nate many movements or the lack of left movement in many cases. There is also the problem of devot­ing too much time and energy to mass movements where we fail to recruit people into our groups and movement. On this point there was some disagreement. Some comrades fell that recruitment was not a pri­ority, instead spreading libertarian ideas in these movements. The overall consensus was that we need to further define and analyze our goals, work and the tools we’re using in these movements.

The discussions then turned to the question of the anarchist movement’s relationship to the class struggle and the reformist trade unions. Before moving on to this point it should be noted that there was little discussion of the In­dustrial Workers of the World. A point some comrades fell should have been discussed in detail. How­ever the overall consensus was that the IWW was irrelevant to most of our own situations. Secondly com­rades either felt hostile or indiffer­ent towards the IWW as a revolu­tionary union. Yet it should be noted that nearly all those in attend­ance at one time belonged to the IWW.

Given the LWG’s long history of practical activity in the class strug­gle the LWG was given the floor to present their viewpoint on the role of anarcho-syndicalists in the labor movement. It has long been known in the libertarian movement that the LWG takes a « pluralistic » view­point towards the creation of a rev­olutionary labor movement. By « pluralistic » the LWG means the creation of both autonomous rank and file organizations in the trade unions, as well as the development of independent revolutionary work­ers’ organizations. However at this point the mainstay of their activity has been in their respective unions and industry, that is the needle trades (garment, textile, fur, etc) of NYC. It should also be noted that social LWG members initiated the Needle Trades Workers’ Action Committee, a rank and file commit­tee in the needle trades.

A comrade questioned whether or not working in the reformist unions led to integration into, the bureaucracy, either by taking posi­tions of leadership or by becoming union reformers like other left groups. In response an LWG mem­ber responded that as anarchists we’re duty bound to defend workers self-organization from in­tegration into the bureaucracy and that the question of taking on lead­ership positions — except stewards in certain situations — was out of the question. Rather the LWG see themselves as militants and libertarians building movements « from be­low » and creating organic ties to our class. It was agreed that the role of libertarians is to help create sit­uations of dual power in the unions, rekindling working class self-confi­dence and self-organization.

Pluralist Approach

Given the objective situation of those present it was agreed that we should begin to develop conditions in our workplaces and unions simi­lar to that above. The discussions then turned to the nature of trade union bureaucracy and dual power. On the question of bureaucracy the LWG maintained that they tend not to see the trade union bureaucracy as a class yet. It was argued that the LWG sees the interests of the bur­eaucracy as different from the rank and file; as an emerging class. The rise of this class is not inevitable.

The discussion of dual power was largely discussed in relationship to the LWG’s activity in the needle trades. It was argued that dual pow­er is not an organizational form, but a relationship. It was agreed, however, that dual power is a pro­cess involving many aspects, includ­ing some organizational ones.

Throughout the discussions it was clear that overall the par­ticipants identified Social Democra­cy as the main enemy on the left in the labor movement. It was general­ly agreed that if Anarcho-syndical­ism is to move ahead it’s imperative to defeat social democracy. In the future we need to split rank and file militants away from the social dem­ocratic leadership. It is important to point out how leftist parties are ex­ploiting the changes in the social democratic union bureaucracies (UAW, IAM, etc) as well.

In those unions (locals or other­wise) where the Communist Party, Trotskyism or Marxist-Leninist par­ties maintain strong influence anar­chists, it was argued, should not side with the social democrats. Anarchists must learn from the historical experience of the 1920’s — in the needle trades — that when anarchists side with the social democrats in the above sort of struggle the anarchists are usually « rewarded » with leadership posi­tions. Their « anarchist » politics soon became indistinguishable from the social democrats.

As the general discussions drew to a close the meeting turned to spe­cifics. That is what can be done as a small isolated network of Anarcho-syndicalists? From the outset the meeting was billed as an open dis­cussion of ideas, etc. with no emphasis on organization building (or at least on the part of many). However we felt that the discussions were not complete so it was decided to publish an internal newsbulletin to take up where we left off. We also agreed to meet again at a future date.

Since a number of the groups at­tending are engaged in solidarity ac­tivities with underground Anarcho-syndicalists in Latin America it was decided to organize a formal sol­idarity center, the Libertarian Aid for Latin America. The L.A.L.A. is presently in the process of gathering information so it can publish a newsbulletin. We also plan to raise money and the Autonomy Collec­tive shall co-ordinate fundraising in Canada. The LWG will do the same in the United States. If comrades want to send donations they can be­gin to now. We invite other anar­chist groups to set up a Libertarian Aid for Latin America committee in their area.

What impressed this correspon­dent the most about the participants was that nearly all were workers en­gaged in practical shop-floor activi­ty. Secondly the level of activity of several groups was rather impres­sive. Although this article dealt in detail with a few items it should be mentioned that we discussed other issues in one way, shape or form such as working class feminism, an­ti-draft, anti-nuke, Polish workers solidarity, disarmament and El Sal­vador.

Critically speaking the meeting was too short. Many issues were left to be discussed. As had occurred in the Anarchist Communist Federation comrades didn’t come prepared with position papers which made the discussions longer and at times too generalized. Then of course there was the lack of representation of com­rades from different regions and the small turnout. A clear indication that our movement is still in the em­bryonic stages.

This article is taken from a scanned version made available on ISSUU by Dragonfly Archive

Appel de texte international: anarcho-syndicalisme et intersectionnalité

Voici le Collectif d’Éducation et de Diffusion Anarcho-Syndicaliste. Un groupe dans lequel je m’implique. Au plaisir de vous lire.

CEDAS-ASCED

[Read this text call in English]

writing+02

À tous et toutes les militant-e-s anarchistes qui lisent ces lignes,

Si l’anarcho-syndicalisme vous anime, vous êtes invité-e-s à nous envoyer d’ici le 15 mars 2018 un texte d’une page (deux pages maximum) élaborant vos perspectives anarcho-syndicalistes sur les luttes contre la discrimination donc sur les luttes intersectionnelles qui touchent les femmes, les personnes racisé-e-s, im-migrant-e-s , LGBTQ, handicapé-e-s, peuples autochtones, etc. Nous encourageons fortement les personnes discriminées à écrire un texte.

La formule est très ouverte. Pas besoin d’être expert-e diplômé-e en la matière. Votre texte peut être un témoignage personnel, une réflexion personnelle, une perspective historique à l’échelle de votre localité ou mondiale, un éditorial, un poème, etc. Nous sommes aussi ouvert aux textes ne portant pas directement le thème suggéré. Vous pouvez par exemple parler de perspectives anarcho-syndicalistes sur la gentrification et la lutte des classes en général. Par…

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Brochure en ligne | Histoire de l’anarcho-syndicalisme italien

CEDAS-ASCED

A-Syndicalisme italien - Couverture
Voici une brochure que l’on voulait partager car elle est rare.
Histoire de l’anarcho-syndicalisme italien
par I Nuclei Libertari di Fabrica di Milano
Édition du groupe Fresnes-Antony de la Fédération Anarchiste
Dépôt légal: 1978

Extraits :
« Ce numéro 5 de Volonté Anarchiste sur l’anarcho-syndicalisme italien est une traduction de notre groupe d’un texte des noyaux libertaires d’usines et d’entreprises de Milan, paru en avril 1978. Ces noyaux libertaires qui développent une présence anarchiste non négligeable dans les entreprises se sont penchés sur le passé de l’anarcho-syndicalisme italien, partiellement méconnu dans les milieux libertaires italiens, mais nous n’en doutons pas, totalement méconnu en France. Cette publication n’est pas uniquement livré pour l’intérêt de sa connaissance historique mais pour son évocation de l’expérience de la voie anarcho-syndicaliste. »

« Le moment du choix pour les travailleurs libertaires est arrivé: continuer d’être à la remorque des différents partis, mouvements, centrales syndicales ou…

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Docu Espagne 1936 | « La Révolution s’arrêta en Mai » vostfr

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Ce documentaire est riche d’images d’archives, de témoignages d’historien-ne-s et de militant-e-s de l’époque… et surtout de tragiques leçons pour le mouvement anarchiste.

L’importance de ce documentaire est mis en évidence à la fin du film avec ce commentaire tiré des mémoires de Victor Serge, à savoir que la république a perdu la guerre en mai 1937 car on ne peut pas gagner la guerre en enfermant les éléments révolutionnaires les plus convaincus. En effet après que les anarchistes aient été réprimés, il ne restait plus de résistance concrète contre l’arrivée de Franco à Barcelone.

Le film porte donc sur « la guerre civile dans la guerre civile »; sur la « scission de fait » entre la tête de la CNT et la base (comités de défense, comités de quartier, milices populaires); de comment la république a liquidé la révolution en collaboration avec les staliniens.

Il y a une grande place accordée au rôle des organes de la base de la CNT dans la mise en place des changements révolutionnaires… changements qui – le film le montre bien – seront trahis par les organes dirigeants de la CNT qui ont rejoint le gouvernement de Caballero, Companys et Negrin. L’exemple le plus flagrant est le retour de la faim dans les rues de Barcelone en 1937 après que le ministre Comorera, leader du PSUC (stalinien), ait interdit l’approvisionnement gratuit par les comités de quartiers, et ce,  dans le but d’instaurer le libre marché.

C’est toujours démoralisant de voir les appels des dirigeant-e-s de la CNT à baisser les armes et du coup à abandonner le réel pouvoir que la CNT avait à Barcelone.

Quelques espoirs se retrouvent pourtant ici et là dans le film : il est rapidement question de la région de l’Aragon où les anarchistes ont aboli les instances républicaines pour mettre en place une organisation anarchiste intégrale; il est question des Amis de Durruti, groupe dissident dans la CNT.

Ce qui est vraiment intéressant aussi de voir en image dans ce documentaire, c’est à quel point les staliniens ont réprimés les anarchistes de la base (et aussi le POUM) sous le gouvernement de Negrin.

Un documentaire à voir pour haïr tant la collaboration de classe de l’anti-fascisme bourgeois que le stalinisme. Et pourquoi par haïr par le fait même les instigateurs de l’entrée de la CNT au gouvernement ( lire ici Horacio Prieto et autres « possibilistes libertaires » de la CNT).

La police et l’État comme des instruments de la lutte des classes et des systèmes d’oppression

Des militantEs de l’ASI devant la court de justice de Belgrade en solidarité avec les accusés de leur syndicats.

Traduction d’une récente déclaration de l’Association internationale des travailleuses et travailleurs : Nous n’avons pas à chercher bien loin pour trouver des exemples de comment la police et les appareils de l’État sont utilisés durant les moments de résistance à l’exploitation et à l’oppression. Autour du monde, nous voyons à chaque occasion comment les manifestations de travailleurs et travailleuses sont réprimées par la police et comment les mouvements des opprimé-e-s sont découragés par l’usage de la force. Le rôle de l’État dans la préservation et le maintien du pouvoir des élites est connu depuis bien longtemps.

 

Au cours des dernières années, nous avons eu à faire face à la répression de l’État à de multiples occasions, des réactions très souvent exagérées. L’État a tenté de faire de nos camarades des terroristes, par exemple dans le cas des camarades de l’Initiative Anarcho-syndicaliste (ASI) en Serbie il y a quelques années [https://libcom.org/news/serbia-state-offensive-against-libertarian-movement-04082011] ou dans le cas ridicule de l’arrestation d’un camarade de la CNT-AIT au tout début de l’année 2016, pour avoir pris part à une pièce de théâtre de marionnettes satirique et politique. En Pologne, les Postes, gérées par l’État, ont également tenté, sans succès, de faire accuser un camarade de l’Association des syndicalistes polonais (ZSP) pour avoir « appelé à une révolution sanglante », ce qui aurait pu résulter en des accusations sérieuses.

 

La police et l’État continuent leur répression et nous continuons à résister. Les camarades à travers le monde font face au harcèlement et à la violence que nous condamnons, sans égard à son niveau de sévérité. En Espagne, les mouvements sociaux libertaires sont attaqués et en Russie, la simple liberté de manifester est étroitement contrainte  par l’État. En Serbie, l’ASI a récemment réalisé des actions directes pour soutenir l’organisation des locataires et pour prévenir les évictions et la police a surveillé les militants et militantes et a déposé des accusations contre eux et elles. En Australie, la police a réservé un traitement très brutal envers les réfugié-e-s sur l’île de Manus. Durant une récente manifestation à Melbourne en solidarité avec les réfugié-e-s, des crapules d’extrême-droite ont attaqué les manifestants et manifestantes et la police, plutôt que de les arrêter, a matraqué un camarade de la Anarcho-syndicalist Federation (ASF). Lorsque ces images sanglantes ont choqué le public, dans certains médias la police a prétendu qu’elle avait « pacifié » l’un des agresseurs d’extrême-droite, alors que dans les faits elle est demeurée paresseusement sur le côté durant les agressions sur la manifestation pacifique.

 

L’État continue également de permettre la répression des travailleurs et travailleuses qui passent à l’action contre leur patron. Une telle situation est arrivée à un travailleur affilié à la ZSP (en Pologne), qui a dénoncé son employeur, une grande chaîne de supermarché, pour ses nombreuses formes d’abus envers les employé-e-s. Le supermarché a fait accuser au criminel un camarade et a tenté de lancer des poursuites criminelles contre plusieurs autres employé-e-s et des membres de la ZSP. Dans les cas où cela n’a pas fonctionné, il a fait un usage constant de la police comme instrument de harcèlement.

 

L’Association internationale des travailleuses et travailleurs, qui a été fondée dans le combat contre le capitalisme et l’État, condamne tous ces cas de répression, de même que les tendances générales à la répression des formes de résistance. Nous appelons les camarades à travers le monde à résister, peu importe où et quand la police et l’État commettent des agressions, et à se tenir aux aguets. Une blessure à unE camarade, est une blessure pour touTEs!

 

Secrétariat de l’Association internationale des travailleuses et travailleurs

2 décembre 2017

Traduction du Blogue du Collectif Emma Goldman

Une économie du don – Notes sur les alternatives à l’économie de marché

Une économie du don
NOTES SUR LES ALTERNATIVES À L’ÉCONOMIE DE MARCHÉ
Il y a beaucoup de choses négatives dans l’économie capitaliste. En tout premier lieu son inégalité, inhumaine et révoltante. Le capitalisme est mû par l’exploitation. Sous la garantie de l’état, il gaspille et conduit à une perpétuelle surproduction dans certaines régions du monde alors que dans d’autres il organise la pénurie ou la famine. Pour masquer ces réalités, il évoque des « lois économiques ». Ces lois ne reposent sur rien. Ce sont des mythes. A l’inverse, beaucoup de choses qu’il raille dans d’autres formes possibles d’économie paraissent, à l’analyse parfaitement réaliste. Essayons d’en poser quelques grands principes.

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Radio Vostannie | « Qu’est-ce que l’Autonomie Ouvrière »

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Qu’est-ce que l’Autonomie Ouvrière ?
(O que é Autonomia Operária)

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